Luc Brunschwig, David Nouhaud et Laurent Hirn – Car l’enfer est ici, Quatre millions de voix (Tome 3)


Une intrigue politique profondément humaine !

Luc Brunschwig, David Nouhaud et Laurent Hirn - Car l'enfer est ici, Quatre millions de voix (Tome 3)Le voilà enfin ce troisième volet de « Car l’enfer est ici » ! J’attends chaque tome du deuxième cycle du cultissime polar « Le Pouvoir des innocents » avec grande impatience, afin de découvrir au plus vite ce qu’il advient de Joshua Logan six mois après l’attentat qui coûta la vie aux 508 partisans de la démocrate Jessica Ruppert.

En décidant de se rendre aux autorités afin de prouver son innocence, Joshua Logan a non seulement transformé cette saga en un combat beaucoup plus juridique, parsemé de manipulations politiques, mais il a surtout mis son scénariste dans de sales draps. Le principal suspect de cette terrible tragédie qui a endeuillé l’élection municipale de New York se retrouve en effet enfermé dans une petite cellule, privant ainsi la série de son personnage principal. Lors du tome précédent, Brunschwig revenait encore intelligemment sur quelques zones d’ombre du passé de l’ancien militaire, mais ici, il le laisse gentiment croupir en prison. Le garçon est d’ailleurs au plus mal et son avenir ne s’annonce pas beaucoup plus rose car les responsables du complot font tout pour effacer les éventuelles pistes et le témoignage de la petite Amy Ruppert risque bien de ne pas peser bien lourd dans la balance…

Luc Brunschwig se retrouve donc tout nu, sans personnage principal et… pour se compliquer encore un peu la tâche, il va tenter de nous tenir en haleine avec un meeting politique dont la vedette orne la couverture. Complètement fou ce Romain ! L’ami Brunschwig va cependant s’en sortir et même haut la main. Vous savez pourquoi ? C’est simple : L’art de raconter et de dresser le portrait de personnages secondaires qui sont attachants dès la première case, avant de vous bouleverser au fil des planches. Et, au niveau des personnages secondaires attachants, autant vous dire que le garçon avait du choix et qu’il n’avait plus qu’à se servir !

Il aurait évidemment pu donner la vedette à la petite Lucy dont je suis fan dès la première minute. Mais non, il prend ce crétin de gros bras de Domenico qui n’est pas mon meilleur copain et le candidat démocrate Lou Mac Arthur, qui doit probablement être le personnage auquel j’adhère le moins (moi et la politique hein !). Et vous n’allez pas me croire… ben si, le type s’en sort encore haut la main… et vous ne savez même pas le sort qu’il réserve à ma petite Lucy… Je l’ai même maudit sur le coup… mais je vous laisse bien évidemment découvrir…

En résumé, on peut donc dire que Luc Brunschwig laisse son personnage principal de côté, qu’il n’est pas sympa du tout avec ma petite favorite, qu’il s’amuse à rendre un gros con hyper attachant et qu’il nous sert un meeting politique d’une longueur qu’il faut qualifier d’indécente quand on connaît le prix que le lecteur doit payer par planche de neuvième art. Mais arrivé à la fin de l’album… BAM !!!… on vote Lou Mac Arthur, on veut serrer le gros Domenico dans ses bras et on demande poliment la suite du récit au maître : mais dépêche-toi fieu, tu n’as pas honte de nous abandonner sur un cliff-hanger pareil ! Allez hop, au boulot !

Bon, voilà, pendant qu’il se remet au boulot ce bachi-bouzouk, je vais encore vous dire deux mots sur les deux seuls types qui ne me cherchent pas des poux sur cette saga. Il y a évidemment Laurent Hirn, le dessinateur originel de la série, qui s’occupe dorénavant avec brio du story-board et de la colorisation de la saga. Puis il y a David Nouhaud (« Maxime Murène ») qui a la lourde tâche de dessiner toutes les abominations imaginées par Brunschwig. Obliger son dessinateur à mettre un meeting politique en images pendant près de dix planches, lui faire dessiner des scènes chocs qui l’empêchent probablement de dormir la nuit… ahlala… courage les gars et bravo pour l’excellent travail !

Bref, « Quatre millions de voix », le troisième album du second cycle du Pouvoir des innocents, est un album qui abandonne le lecteur sans voix… et comme la plupart des albums de Brunschwig, vous savez où le retrouver : yep, dans mon Top de l’année… et il vaut mieux commencer à chercher dans le haut du classement !

Lisez également Les Enfants de Jessica !

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3 Réponses to “Luc Brunschwig, David Nouhaud et Laurent Hirn – Car l’enfer est ici, Quatre millions de voix (Tome 3)”

  1. Mais euh, je suis pas scarabée, je suis padawan! ^^

    Très belle chronique, j’aime beaucoup tout ce que tu y écris.

  2. Merci 😉

    Padawan ou scarabée… ils doivent tous les 2 encore beaucoup apprendre 🙂

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